Présidente de Léon Hatot et de ck Calvin Klein Watch & Jewelry, Membre de la Direction générale du Swatch Group, Membre du Conseil d’Administration des Montres Breguet, Arlette Elsa Emch dirige également Dress Your Body, DYB, la société chargée de la diversification joaillière pour les marques du groupe (Léon Hatot, Breguet, Omega, ck, Swatch) et s’occupe en direct des filiales japonaise et coréenne du Swatch Group
Arlette puissance sept
Si Arlette Elsa Emch travaille comme 4, son chiffre préféré reste le 7. D’ailleurs cette année elle ouvre la 7e boutique de Léon Hatot, place Vendôme, et s’apprête à déménager 700 personnes en 2007 des sièges biennois de Léon Hatot (effectif depuis le 2 mars), ck Watch et DYB, pour les installer l’automne prochain dans de nouveaux locaux à Auvernier, dominant le lac de Neuchâtel. Sans être un multiple de 7, mais toujours dans l’immobilier, elle a investi 150 millions de francs suisses dans une surface au sol de 475m2 à Tokyo. Fan inconditionnelle du Japon, elle se remémore : « nous avons du raser l’immeuble qui s’y trouvait et lancer un concours d’architecture pour y ériger un bâtiment de 10 étages abritant chacun une boutique du Swatch Group. Grâce aux ascenseurs personnalisés, chaque marque disposera d’une vitrine visible depuis le trottoir ». Avec un tel développement, le Swatch Group va sans doute passer au 7e rang des plus importants acheteurs de diamants de la planète. « Nous sommes aujourd’hui le huitième acheteur de diamants du monde » précise Mme Emch en évoquant le rôle de DYB et la diversification réussie du groupe dans la joaillerie, avant de commenter : « Moins de 20% des bijoux vendus dans le monde portent une marque, ce qui représente un formidable potentiel de croissance ».
D’ailleurs les nouvelles collections de bijoux et montres Léon Hatot, présentées en avant-première à Lausanne à une poignée de journalistes, incluent des gammes dont le prix va permettre à un plus grand nombre de femmes de les porter. «Nous avions commencé par définir le sommet de la pyramide de Léon Hatot, nous passons maintenant aux étages inférieurs ». C’est notamment le cas de la très belle et accessible collection J’aime. Eclairage : « J’aime est un nom emblématique pour une bague en forme d’hymne à l’amour. Le plus beau des sentiments, le plus rare aussi, palpite dans la lumière qui habite l’orange de la citrine ou le brun du quartz fumé, le violet d’une améthyste posée sur un entrelacs évoquant la sensualité d’un caraco. On est tenté de dire J’aime Gemmes. La Maison reste fidèle à l‘esprit de son créateur : sublimer la beauté féminine ».
Pièce unique de 144 carats
Retour au sommet de la pyramide : « les sertisseurs capables de monter des pièces de haute joaillerie de notre nouvelle collection se comptent dans le monde sur les doigts d’une main », analyse fièrement Arlette Emch, en exhibant une incroyable pièce unique de 144 carats, avant de poursuivre : « puisés parmi 5000 dessins originaux de Léon Hatot au début du 20e siècle, nos thèmes d’inspiration se concentrent dans l’Art Déco et les motifs reprenant le paon, le bambou ou le lotus reviennent souvent ». « D’ailleurs notre nouvelle montre de haute joaillerie Fleur de Lotus sera certainement la pièce que nous présenterons au Grand Prix de l’Horlogerie de Genève ».Si les pièces exceptionnelles restent une priorité pour Léon Hatot, la Présidente annonce parallèlement un nouveau concept de bijou à la fois accessible, souple et innovant. « Nous allons également proposer aux femmes de leur monter un souvenir sur un collier en or. Il pourra s’agir d’une pierre précieuse mais tout aussi bien d’un joli galet trouvé sur une plage. Elles nous indiqueront leur budget et nous leur créerons une pièce unique à partir de cet objet très personnel. » Avec tous ses projets, nous bouclons la boucle du fameux chiffre magique : pour Arlette Emch, c’est du 7 jours sur 7.


