A quel genre de femmes s’adressent principalement les bijoux et montres Chopard ?
Nos clientes sont des femmes appréciant le luxe, elles ont à la fois du goût et du caractère. Comme la majorité des femmes, elles apprécient avant tout le design, les matières et les couleurs, plus que la mécanique abritée dans ces créations. Certaines découvrent la marque grâce à ses bijoux puis s’intéressent aux montres, parfois c’est au contraire une montre qui retient l’attention de la cliente, et elle se penche ensuite sur les bijoux déclinés dans la même collection.

Parmi vos clientes du monde entier, les femmes de Suisse romande se distinguent-elles d’une manière ou d’une autre ?
Tout d’abord, la proximité géographique des Suissesses avec la plupart des principales marques de luxe leur confère une plus grande connaissance des montres et bijoux. Elles ont grandi dans cet univers, ont souvent un parent dans la branche, et sont donc mieux informées que dans le reste du monde. Les femmes suisses ont grandi dans l’univers des montres et les connaissent mieux que dans le reste du monde. Chopard possède cinq boutiques en Suisse, fréquentées à parité égale par des Suisses et des étrangers. Nous avons la chance d’avoir une clientèle helvète très fidèle.

Chopard est associé à de très nombreux événements, quels sont les trois plus importants en tant que vecteur d’images auprès des femmes ?
Avant tout le festival de Cannes, dont les retombées sont mondiales. En outre, le cinéma fait rêver, comme nos bijoux. Lorsqu’un collier est porté par une actrice il entre dans une toute autre dimension, il dégage beaucoup plus de charisme que dans une vitrine, je serait tentée de dire qu’il ne brille pas de la même façon. Dans un tout autre style, la foire de Bâle attire beaucoup de monde et fait rêver également. L’autre grand rendez-vous annuel est le « White Tie & Tiara Ball », chez Elton John dans sa demeure londonienne, en faveur de sa fondation qui lutte activement contre le SIDA, auquel nous convions près de 500 invités. Les femmes sont sensibles à la musique autant qu’à la magie du lieu et à la noble cause de cet événement.

Que conseillerez-vous aux femmes qui souhaitent travailler dans l’univers de la joaillerie ou de l’horlogerie ?
Il existe des dizaines de métiers dans notre industrie, de la communication à l’artisanat ; il faut suivre ses envies et se lancer. Chez Chopard on dénombre notamment 35 métiers différents !

Aimez-vous alterner les rôles de femme créatrice et de femme consommatrice ?
C’est toujours intéressant de voir les produits de l’autre côté du comptoir, et de s’imaginer comment réagissent les clientes en découvrant nos créations. Je pratique souvent cet exercice d’ailleurs. Par contre j’évite d’en faire de même avec les autres marques pour ne pas être influencée lorsque je crée des bijoux. La seule exception que je m’autorise concerne De Grisogono, la marque de mon mari. Là je me laisse tentér car j’adore ses créations !

Quelle est la femme que vous admirez le plus ?
Il y a plusieurs femmes que j’admire beaucoup, mais celle qui me vient immédiatement à l’esprit est Angela Merkel. Outre le parcours admirable qui l’a menée de son poste d’assistante d’Helmut Kohl à celui de première chancelière fédérale d’Allemagne, je pense que l’action qu’elle mène est très bénéfique à son pays.