Girard-Perregaux: la souplesse de l’icône

Trois ans après son retour au sein des gammes Girard-Perregaux, la Laureato entame un nouveau chapitre de son histoire avec l’introduction d’une gamme étoffée de chronographes, l’utilisation poussée de la céramique et une mise en avant de la technique du squelette. Prolongements naturels de cette collection éminemment sport-chic, ces nouvelles Laureato prouvent à nouveau la force et la pertinence de son design.

TEMPS COURTS

La polyvalence est un haut fait. Une montre capable d’accueillir toutes les complications, d’être accueillie sur tous les bras est le résultat d’un dessin réussi. Ainsi, la Laureato se plie à l’implantation exigeante des sous-cadrans et des poussoirs qui caractérisent la Laureato Chronograph et à une exécution en deux tailles, 38 et 43 mm. A l’intérieur de ce boîtier emblématique, qu’il soit en or rose ou en acier 904L, Girard-Perregaux a installé son mouvement de chronographe à remontage automatique, présentant deux compteurs et une petite seconde ainsi qu’un quantième. Garant d’une chronométrie irréprochable, il est caractérisé par sa confortable réserve de marche et le déclenchement particulièrement doux de ses poussoirs. Ces qualités horlogères sont complétées par une qualité d’exécution exemplaire, faite d’anglages et de traitements de surfaces tels que Côtes de Genève, anglages et traits tirés. Tous sont le fruit des multiples savoir-faire de la manufacture Girard-Perregaux.

CERAMIC 

Pure, précieuse, toujours iconique, Girard-Perregaux propose sa Laureato dans une version taillée dans la céramique blanche, la Laureato 38 mm Ceramic White. Ainsi habillée, la montre sport chic iconique de Girard-Perregaux bascule dans la lumière. En se glissant dans son habit éclatant, la Laureato démontre qu’elle est capable de muter à travers le temps, les formats et les matières. Pour augmenter encore ses reflets et son intensité, la Laureato 38 mm Ceramic White possède lunette et couronne en acier, dont la couleur est reprise sur les index du cadran et les aiguilles. Mieux encore, cette lunette brille de mille feux : 56 diamants taille brillant y sont sertis. Matière noble et technique, elle est à la fois légère, virtuellement inrayable et extrêmement bien tolérée par la peau. Mais sa dureté extrême en fait un matériau exigeant à modeler, surtout lorsqu’il s’agit de suivre les volumes complexes de la Laureato. Girard-Perregaux a cependant travaillé dans la masse pour en extraire la lunette octogonale, la forme des maillons de bracelet et leur donner les textures voulues.

LE PLEIN ET LE VIDE

La ligne et la courbe. L’intérieur et l’extérieur. Ces préoccupations sont celles d’un architecte et pourtant, elles définissent la Girard-Perregaux Laureato Skeleton. Cette montre à bracelet métallique et mouvement squeletté est un exercice d’architecture horlogère. Girard-Perregaux a puisé dans les origines de la Laureato, dans les inspirations les plus nobles et dans son savoir-faire horloger. Rigoureux et sensuel, le rythme des courbes de la Laureato Skeleton donne sa force à une montre où le contenu répond au contenant en harmonie. La Laureato Skeleton possède un extérieur et un intérieur. Et comme pour le musée Guggenheim de New York, de Frank Lloyd Wright, cet intérieur et cet extérieur sont dans un dialogue permanent. L’enveloppe est une boîte rigoureuse de 42 mm de diamètre et 10,88 d’épaisseur, disponible en acier ou en or rose 18ct et coordonnée à son bracelet. Impeccablement proportionnée, elle est faite de courbes lisibles et de lignes nettes. Le contenu est un mouvement de haute horlogerie squeletté, une véritable dentelle mécanique, le calibre GP01800-0006, entièrement développé, fabriqué, terminé et assemblé entre les murs de la manufacture Girard-Perregaux. Il a subi un squelettage extensif. Ponts et platine sont remplacés par un jeu savant entre vide et plein, entre structure et volumes habitables, tel l’intérieur d’une cathédrale baroque italienne, comme la Basilique St Pierre de Rome.

SOMMET

Et si cet extraordinaire savoir-faire ne suffisait pas à convaincre de l’étendue des moyens que Girard-Perregaux s’est donné, ne suffisait pas à prouver la plasticité de la Laureato, il suffit de considérer la Laureato Flying Tourbillon Skeleton. Légèrement décalé, près de midi, son calibre squelette présente un tourbillon volant. Degré supérieur dans l’échelle des complications et de l’exclusivité de la Laureato, cette pièce spectaculaire montre fièrement son organe réglant, pris au beau milieu d’un enchevêtrement architecturé de ponts, de platines, de vis et de rouages. La manufacture a donc inventé un calibre de grande taille (14 lignes ½ soit 32,50 mm de diamètre) référencé GP09520-0001 dont la platine, les ponts et la masse oscillante du système de remontage automatique ont été ajourés. Cet élégant squelettage autorise le regard des observateurs à plonger au cœur de la Laureato pour découvrir ce cœur mécanique. Pour donner toute sa dimension à cette sculpture cinétique, le cadran est réduit à sa plus simple expression, un tour d’heures, avec index et logo en or, posés en applique. Ce décor minimaliste, associé à un traitement PVD noir des parties fixes du calibre, offre au tourbillon volant une place centrale. Ainsi, sous la forme d’une montre simple ou sophistiquée, pour homme ou pour femme, la Laureato mute et s’enrichit, encore. Cette œuvre horlogère polyvalente et qui dure est … une icône.

Journaliste expert en horlogerie et correspondant régulier de WorldTempus, David alimente notre rubrique technique.

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